Les artisans d'art

DINANDIER D'ART

DINANDIER D'ART - JONATHAN SOULIE

Jonathan SOULIE
Dinandier - Designer - Drôle d'artiste


Présentation de mon parcours et de mon activité :
Je suis Dinandier d’art. Ce métier est un savoir-faire ancestral de mon département oscillant entre chaudronnerie fine et orfèvrerie (métier historique du village de DURFORT – TARN avec la fabrication d’ustensiles de cuisine en cuivre).
Je suis tombé amoureux de ce métier d’art en découvrant qu'il allait disparaitre (entre 10 et 15 professionnels en France souvent âgés). J’ai donc quitté mon travail (cadre commercial en milieu industriel) avec la ferme volonté que ce métier ne disparaisse pas de mon département et que je puisse le transmettre un jour.
 
J'ai souhaité lui redonner ses lettres de noblesse à travers une démarche plus contemporaine mais en me formant de façon traditionnelle auprès d'un des derniers Meilleur Ouvrier de France encore en activité  (sur une autre région) et du dernier chaudronnier sur cuivre de DURFORT, M. Jean-Jacques BONNAFOUS.

La technique que j'utilise me permet de réaliser tous types de formes par martelage manuel à partir de feuilles de métaux (cuivre, laiton, aluminium...). Ma démarche est à la croisée de l'artisanat, du design et de l'art contemporain.  Mon travail répond aux besoins des arts décoratifs (sculpture, luminaire, mobilier…)
 
 
Présentation de la technique:
Des feuilles de métal sont découpées en morceaux appelés flans puis travaillées à froid au moyen d’outils simples : des formes creuses, différents tas métalliques, des maillets ou des marteaux. L’emboutissage est la 1ère étape ou l’on vient repousser la matière et lui donner une forme creuse.
 
 Le flan sera ensuite posé sur le tas. La rétreindre est la 2ème étape, elle permet de faire passer la feuille de métal d’une position horizontale à une position verticale en lui donnant du volume, grâce à des passages de maillet successifs.
 
 Ces opérations rendent le métal écroui, c’est à dire dur et cassant. Il faut donc chauffer la pièce au chalumeau pour lui rendre sa malléabilité : c’est le recuit.
 
Ces étapes seront répétées autant que possible pour atteindre la forme souhaitée (de plusieurs heures à plusieurs jours). Enfin vient le planage, ultime étape qui donnera à la pièce un aspect lisse tout en laissant apparaître un fin martelage.

L’une des plus grandes références dans ce domaine est la réalisation de la statue de la Liberté.
C'est un travail éprouvant physiquement et mentalement qui ne laisse pas de place au hasard. Au fil des heures, jours, semaines, la matière qui apparaissait de prime abord intransigeante et rugueuse prend forme pour devenir douce et aérienne.