Les artisans d'art

LUHTIER D'ART

LUHTIER D'ART - H 441 - HERVE LAHOUN



Conception de guitares de concert à cordes nylon dont le profil de forme est le fruit d'un long travail sur l'origine de sa forme utilisant le rapport du nombre d'or que l'on retrouve également dans l'élaboration du barrage (maille) de ma table d'harmonie et dans le design de la tête de mes instruments, signalétique de ma marque.
C’est en réunissant des éléments du passé (Modélisme dans l’enfance. Le souvenir d’une visite d’un atelier de lutherie à Bayonne, accompagnant mon père -musicien et professeur de musique -qui cherchait un petit violon à louer pour mon frère, et peut-être, à me montrer autre chose que des maquettes. Mes études (avortés) dans « le » technique) que les évidences se sont imposées.
Tout y est ; L’échèle 1, objets mécaniques à destination formidable, engins de paix, beauté des formes... Je me savais habile de mes mains, curieux en tout, suffisamment fou, en avant !
Admis pour une formation en temps plein à l’ITEMM (1995-96), apprentissage du vocabulaire de base, rencontre avec deux luthiers présents en alternance, en sus du formateur principal, Joël Laplane et Antoine Arroyo. Le premier va instiller en moi une évidence qui me propulsera dans un « programme de recherche » qui débutera en 1996 (interrompu plusieurs fois) pour trouver une solution valable selon moi en 2014. Ce travail fera l’objet d’une présentation. Le second, Antoine Arroyo me soutiendra durant des années (me soutenant aussi pour me présenter au concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France », obtenu en 2004, Merci Antoine !), me donnant des informations riches et variés sur la lutherie en guitare espagnole, des corrections sur mon travail, une forme. J’étais obnubilé par l’idée de la forme, son pourquoi-comment, cela bloquait mon départ. Antoine y répondit en me fournissant des tables déjà détourés, choqué mais libéré. Cependant, je réduisais la largeur à la taille, cela allait dans le sens de ce qui se dessinait dans mon « programme de recherche », ma singularité, forcément nécessaire à tout luthier… !
Mon projet de lutherie s’est orienté exclusivement sur la guitare à corde nylon, dans deux déclinaisons, Classique et Flamenca. Le sujet est suffisamment dense, totalement inscrit dans un domaine de recherche, offrant une grande liberté, une incroyable diversité, totalement contemporain. Une vie ne suffisant certainement pas à cette exploration, c’est un univers !
Mon travail d’atelier a consisté, au-delà des fabrications, à opérer un grand nombre de réparations. Essentiellement orienté vers le côté « mécanique », confort du jeu, justesse, fractures diverses. La restauration n’est pas mon sujet, ma bonne réputation me qualifie davantage sur l’aspect « haute » précision des travaux engagés.
Mes fabrications, tant du point de vu de la guitare Classique que Flamenca auront été, finalement, une succession d’expériences. Sur la base de la forme initiale, j’ai pratiqué un grand nombre d’expériences, au centre des quelles, j’ai placé en premier la notion de précision. C’est par ce biais que j’ai réussi à trouver une identité, mais surtout et enfin aujourd’hui, une définition possible pour pouvoir proposer à nouveau des guitares qui sauront répondre aux meilleures exigences.
Dans mon nouvel espace de travail, Le Silo, loin d’être achevé, mais tout de même opérationnel pour pouvoir relancer et proposer à nouveau !
Il y aura plusieurs déclinaisons.
Sur la base de la forme initiale, la gamme SÖBESTH (pour Sobre Esthétique), avec deux variantes, SÖBESTH ROMANTIC et SÖBESTH PLUCHIC.
La LENVERS, fruit d’un très long cheminement, sur une « injonction » de Gilbert qui me visitait dans mon atelier de Toulouse, le premier prototype va bientôt être dévoilé!
Pour la Flamenca, LA GUÊPE demeure avec une adaptation au nouveau type de barrage.
Plus tard, fruit du fameux « travail de recherche », devrait sortir le modèle ESTHĀUG (pour Esthétique Augmenté), patience.